ASTUS réagit à la mise en place de l'abonnement unique CTS/TER sur l'Eurométropole

Un abonnement unique, oui mais…

ASTUS (ASsociation des Usagers des Transports Urbains de l’agglomération Strasbourgeoise) se réjouit de la mise en place le 11 décembre d’un abonnement combiné CTS/TER. Une revendication de longue date qui permettra aux abonnés du réseau CTS d’utiliser, sans supplément de prix, leur titre sur le réseau TER englobant les 13 gares de l’Eurométropole.

Malgré cette avancée, le compte n’y est pas : en effet, cet abonnement combiné ne bénéficiera qu’aux seuls résidents de l’Eurométropole qui seront contraints de plus de se procurer à l’agence CTS  - chaque mois si leur abonnement est mensuel - une contremarque prouvant qu’ils sont domiciliés dans l’Eurométropole.

Alors que d’autres grandes villes (Nantes ou Grenoble) le permettent, Strasbourg interdirait aux abonnés CTS non-résidents dans l’Eurométropole d’utiliser le réseau TER dans l’agglomération ? C’est une incitation pour ces habitants à rejoindre la ville en voiture plutôt que la laisser dans une gare TER à l’entrée de l’agglomération. Cette mesure est discriminatoire, tous les autres titres de transport étant indépendants du lieu de résidence.

ASTUS continue par ailleurs à revendiquer pour tous un ticket unique permettant l’utilisation de l’ensemble des réseaux de transport en commun dans l’Eurométropole.

Notre association d’usagers dénonce en parallèle le paradoxe de la suppression par la Région Grand Est de dessertes TER sur plusieurs gares de l’Eurométropole : ainsi, le 3 juillet dernier, Mundolsheim a perdu 12 trains par jour, Vendenheim 8, alors que seuls deux seront remis en place le 11 décembre, Krimmeri-Meinau en a perdu 1 et la régularité du matin. A compter du 11 décembre prochain, Lingolsheim perdra 14 dessertes le samedi et 23 le dimanche, Strasbourg-Roethig 10 le dimanche, Bischheim 6 le samedi et 5 le dimanche.

Ces suppressions effectives et programmées sont inacceptables, en totale incohérence avec la volonté de développer les gares de l’Eurométropole en pôles d’échange, afin de créer meilleures complémentarité et attractivité entre les réseaux urbain et ferroviaire ; l’Eurométropole compte s'appuyer sur le TER pour l'amélioration de la desserte des communes de la seconde couronne et s'y implique financièrement à hauteur de  de  790 000 euros par an.

ASTUS demande donc, pour une cohérence d’intermodalité et dans l’intérêt des usagers :

  • le maintien et le développement de la desserte TER du pôle d'échange urbain de Krimmeri-Meinau et des haltes ferroviaires de Mundolsheim, Vendenheim, Lingolsheim, Strasbourg-Roethig, Bischheim, Graffenstaden,
  • une augmentation de la capacité des rames TER aux heures de pointe afin de pouvoir effectivement monter dans les trains actuellement trop souvent surchargés à l’entrée de l’Eurométropole, 
  • un véritable cadencement rythmé tout au long de la journée sans « trous horaires »
  • l’intégration tarifaire de la gare de Kehl dans la zone de l’Eurométropole
  • une information efficace indiquant aux usagers les possibilités de correspondance entre bus-tram et trains,
  • un vrai ticket unique qui ne soit pas limité aux abonnés CTS eurométropolitains, mais qui permette l'utilisation de tous les titres CTS  sur le réseau TER dans l'Eurométropole par tous les usagers.

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